Monique et Hubert vous souhaitent une bonne année en espérant qu’elle fasse oublier les tracas de 2018. Sans nous culpabiliser nous savons que notre responsabilité individuelle et collective est engagée : adoucir les fins de mois et éviter la fin du monde (*), plus que jamais dans l’actualité.
Les paroles relevées ici sont celles du Dalaï-lama, prononcées en Septembre 2015 lors d’une conférence à Oxford, à la fois prémonitoires et lucides :
Un problème très grave auquel nous sommes confrontés et qui n’est plus tolérable dans le contexte de la nouvelle réalité, est le fossé entre les riches et les pauvres. Notre monde compte des millions de pauvres, dont certains souffrent de famine.
Nous serons environ dix milliards d’ici la fin du siècle. Il est indispensable de réduire ce fossé et cela ne veut pas dire que les riches doivent devenir pauvres. Non, c’est le niveau de vie des plus pauvres qu’il faut élever. Ce n’est pas facile, c’est même complexe.
Il faut changer un mode de vie dépassé, comportant des habitudes du siècle dernier. Ce mode de vie est profondément matérialiste. Nous devrions sérieusement nous demander s’il peut se prolonger ainsi indéfiniment.
La présente génération se trouve à une période critique au début de ce XXIème siècle. Si nous avons une vision à court terme ou que nous manquons d’une pensée globale, nous allons vers des problèmes insurmontables dans l’avenir. Ceux qui ont des enfants et des petits-enfants vont souffrir. C’est donc la responsabilité de notre génération de construire pour eux un monde plus sûr.
Le Dalaï-lama intègre à sa problématique de la nouvelle réalité deux nouveaux paramètres. Le premier est l’injustice sociale et le deuxième, la destruction continue et irréversible des écosystèmes. Ces deux facteurs indiquent une interdépendance structurelle entre crise financière et socio-économique d’une part, bouleversement climatique et écologique de l’autre.
Essayez au moins de vous occuper des gens de votre voisinage ; de leur donner mentalement de l’espoir, de la confiance en eux. Au lieu de lancer des anathèmes et d’attiser la frustration, il faut enseigner aux segments les plus pauvres de la population la confiance en soi et l’assurance qu’ils sont comme les autres.
J’insiste toujours sur l’éducation pour les plus pauvres. Il faut que les plus fortunés fournissent les infrastructures – pour l’éducation, la formation et l’équipement – afin de permettre aux plus démunis d’améliorer leur niveau de vie.
Dans un monde qui n’a jamais été aussi prospère, il se développe une forme nouvelle d’injustice, l’injustice climatique. Le réchauffement global entraîne des déplacements de populations, l’accroissement des migrations climatiques forcées, creusant plus que jamais un fossé entre les nantis et les plus démunis. La nouvelle réalité des débuts du troisième millénaire associe à la surconsommation un endettement écologique envers la Terre et les générations futures. Les schémas de croissance sont donc à repenser, en terme d’équité et de justice, afin que le développement durable devienne une force motrice de l’économie, régénératrice du lien social et du lien à la Terre.
La prise de conscience de nos interdépendances, intuition issue de la sagesse bouddhiste ancestrale, est d’ailleurs partagée par le pape, les scientifiques et les philosophes.
Dans la nouvelle réalité – l’âge de la responsabilité universelle – Le Dalaï-lama
(*) Fin du monde et fin de mois
https://www.youtube.com/watch?v=xCwu7UAloLQ





