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Jusqu’où va le lobbying de MONSONTO !!

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Stéphane Horel, journaliste au Monde, est l »invitée du 5/7 de France Inter pour son enquête, co-écrite avec Stéphane Foucart, sur le « Fichier Monsanto ».

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-10-mai-2019

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Le journal le Monde et l’Oeil de 20h de France 2, se sont procurés ces fichiers, listant des personnalités influentes, leurs données personnelles et leur opinions sur les pesticides.

Stéphane Horel : « Le fichier ressemble à des tableurs très ennuyeux, mais scrupuleusement rempli avec des détails étonnants. les gens sont classés selon leur influence ou crédibilité. Il y a deux tableurs, avec les opinions, et un fichier des cibles avec un code couleur, avec des personnes à éduquer, surveiller, et des actions à entreprendre pour convaincre les gens du renouvellement de l’homologation du glyphosate en Europe (on est alors en 2016).

La majorité sont des journalistes, 200 dans un tableaux, 80 dans l’autre. Il y a des ministres et leurs conseillers, qui sont des fonctionnaires. C’est le fichier France et tout nous porte à penser qu’il y a d’autres fichiers pour d’autres pays. La personne qui est l’auteur d’un des tableurs travaille à Bruxelles. Ce qui est stratégique c’est de repérer les gens qui peuvent basculer ».

« Constituer une base de données avec les opinions des personnes est illégal en France. »

La situation a énormément changé depuis, il y a eu des procès, le rachat par Bayer. L’agence de lobbying Fleishman-Hillard a fait ce fichier en collaboration avec Publicis Consultants. Les documents attenants parlent de la répartition des tâches entre les deux agences. 6 journalistes de Radio France sont fichés.

Monsanto aurait fiché des personnalités en fonction de leur position sur le glyphosate

par Sébastien Sabiron publié le 10 mai 2019 à 6h00

Des fichiers datés de 2016 listent les noms de 200 personnalités susceptibles d’influencer le débat sur le glyphosate en France. Produits par des agences de communication, ces fichiers illégaux aurait été commandés par la firme américaine Monsanto. Ils contiennent aussi des stratégies de lobbying personnalisé.

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Cette une fuite de documents confidentiels qui a permis aux journalistes du journal Le Monde et de l’Oeil du 20h de France 2 de révéler cette affaire. Ils évoquent plusieurs documents produits par deux agences de communication. Le premier, estampillé Publicis Consultants est une « cartographie » des acteurs clés du débat sur le glyphosate en France. Vingt personnalités, y sont classées en fonction de leur influence et réparties entre détracteurs et supporters du glyphosate. Des

Un second fichier porte lui le logo de Fleishman-Hillard, poids-lourd américain des relations publiques. Cette agence serait notamment responsable de « Let nothing go » (« Ne rien laisser passer »), une stratégie médiatique visant à contredire toute information négative publiée sur le glyphosate. Le fichier en question contient les adresses et les coordonnées privées de 200 personnalités. Elles sont évaluées sur plusieurs thématiques : OGM, pesticides, santé. Avec des notes de 1 à 5 en fonction de leur crédibilité, de leur influence et surtout de leur degré de soutien à Monsanto.

Enfin, un tableau est plus spécialement consacré au débat sur le renouvellement de l’homologation du glyphosate, qui devait initialement être voté en 2016 au niveau européen. Il contient une liste de 74 noms, désignés comme des cibles prioritaires : des politiques, des journalistes, des scientifiques, la encore classés en fonction de leur opinion sur le glyphosate. Les cibles sont classées en plusieurs groupes au moyen d’un code couleur :
•Les alliés
•Les alliés potentiels à recruter
•les personnes à éduquer
•Les personnes à surveiller

Ce dernier document indique aussi des stratégies de lobbying : accompagner les alliés, approcher les personnes susceptibles de changer de point de vue sur le glyphosate, isoler la parole des opposants. Quatre journalistes de France Inter figurent dans ces fichiers. Comme le rappelle Le Monde, la loi interdit de construire une base de données personnelles « faisant apparaître les opinions politiques et philosophiques des personnes sans leur consentement ». Un délit passible de cinq ans de prison et 300.000 euros d’amende.

ENQUETE FRANCE 2. Glyphosate : des centaines de personnalités secrètement fichées et ciblées en fonction de leur soutien à Monsanto

Des documents confidentiels d’agences de communication travaillant pour Monsanto révèlent un fichage de leaders d’opinion ainsi que des stratégies de lobbying personnalisées.

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/glyphosate/glyphosate-des-centaines-de-personnalites-secretement-fichees-et-ciblees-en-fonction-de-leur-soutien-a-monsanto_3435581.html

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Deux tiers des cibles listées dans ce fichier sont classées comme susceptibles de devenir pro-glyphosate. Pour les faire pencher du côté de Monsanto, ce tableau développe un plan d’action personnalisé pour chaque cible : rendez-vous en tête-à-tête, envoi d’outils pédagogiques… ainsi que des commentaires individualisés : « Il pourrait être un relais mais ne veut pas être directement associé à Monsanto, pour cause de perte en crédibilité ». Une annexe préconise même de se renseigner sur leurs centres d’intérêt : « Ont-elles des loisirs (Golf, tennis, chasse) ? »

Quant aux personnalités classés « à surveiller », des stratégies de marginalisation sont évoquées dans le document. Il est écrit noir sur blanc qu’il fallait par exemple « isoler » Ségolène Royal, qui était à l’époque ministre de l’Environnement, et qui est notoirement favorable à une interdiction du glyphosate. « C’est une découverte très importante, parce que ça prouve qu’il y a des stratégies objectives de démolition des voix fortes », a-t-elle réagi.

Des plaintes pour fichage illégal déposées

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), chargée de réglementer les pesticides, se dit « scandalisée » par ces révélations, alors même que deux de ses membres sont classés « à surveiller ». L’institut national de la recherche agronomique (Inra), dont quatre scientifiques sont classés « potentiels alliés à recruter », s’étonne de son côté de ces pratiques, et les « condamne fermement ».

Le journal Le Monde, qui révèle ces documents en même temps que France 2, a pour sa part décidé de porter plainte pour fichage illégal de cinq de ses salariés.

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