Attention, nous recommandons de lire ces informations après avoir pris connaissance des informations apportées par les dernières études publiées sur le sujet dans cet article : « Que sait-on sur l’épuration de l’air intérieur par les plantes ? ». (* en laboratoire)
Que sait-on sur l’épuration de l’air intérieur par les plantes ?
Le 28 juin 2010, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) proposait un point scientifique sur les connaissances actuelles concernant l’épuration de l’air intérieur par les plantes. Que sait-on du pouvoir épurateur des plantes d’intérieur ? Quelle est l’efficacité des nouveaux systèmes d’épuration dans les espaces clos ? Où en sont les recherches scientifiques en France et dans d’autres pays ? Quels peuvent-être les problèmes associés ? Cet atelier public a restitué les principaux éléments des connaissances scientifiques à ce jour synthétisés avec le concours de l’ADEME et de la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille.
Qualité de l’air intérieur
L’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI) a été créé en 2001, sur demande des Pouvoirs publics. Depuis il a mené plusieurs études sur la pollution dans les différents lieux de vie que nous fréquentons. Son objectif est de mieux connaître les situations de pollution et d’identifier leurs causes pour fournir des recommandations aux Ministères, aux agences de sécurité sanitaire, aux associations, aux professionnels et au grand public afin d’améliorer la qualité de l’air des lieux clos et la santé de la population.
Le mode de vie urbain nous amène à passer la plus grande partie de notre temps – jusqu’à 90 % – dans des espaces clos. Les sources de polluants y sont très diversifiées : appareils de chauffage et de cuisson, tabagisme, produits d’entretien, matériaux de construction, de décoration et d’ameublement, etc. Les contaminants biologiques (virus, bactéries, moisissures, allergènes, etc.) et physico-chimiques (particules, monoxyde de carbone, composés organiques volatils – COV – ou semi-volatils tels que les phtalates ou les biodices) qui se retrouvent en concentrations plus ou moins importantes dans l’air intérieur sont susceptibles d’avoir des impacts sur la santé. Diminuer la source des polluants, aérer et ventiler, tels sont les bons gestes qui permettent d’évacuer une partie importante des polluants émis et qui nous agressent. Ces gestes de base étant respectés, il est envisageable ensuite d’avoir recours à des systèmes d’épuration de l’air.
Parmi les solutions de remédiation existantes, le recours à certaines plantes (phytoremédiation) a suscité une importante médiatisation et un grand intérêt de la part du grand publc. L’OQAI a réuni les principaux acteurs impliqués dans cette problématique lors d’une journée technique qui s’est tenue le 6 mai 2010 conjointement avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) et la Faculté de Pharmacie de LIlle, largement impliquées dans les recherches sur l’épuration par les plantes dans le cadre du programme national PHYTAIR. Les sujets abordés ont permis d’établir une synthèse sur l’état actuel des connaissances et les questions en suspens concernant la capacité des plantes à améliorer la qualité de l’air intérieur.
La recherche sur les plantes d’intérieur dépolluantes dans le monde
Une analyse bibliographique réalisée en 2010 (Deblock et al., 2010) montre que les travaux de recherche réalisés sur la capacité des plantes à épurer, à dépolluer ou à maintenir la qualité de l’air intérieur, sont peu nombreux. Quelques laboratoires ont travaillé sur les propriétés épuratives des végétaux dans l’environnement intérieur. Les équipes les plus actives dans ce domaine sont localisées aux Étas-Unis, au Japon, en Italie ainsi qu’au Danemark. Au total, près d’une centaine d’espèces de plantes d’intérieur ont été étudiées, plantes qui appartiennent aux familles botaniques des Aracées, des Araliacées et des Agavacées.
Les premières études ont été menées par Bill Wolverton dans les années 1980. À la demande de la NASA, il a recherché des solutions pour épurer l’air intérieur des vaisseaux spatiaux. Il a analysé notamment les potentialités des plantes. Les programmes de recherche entrepris ensuite se sont tous inscrits dans la lignée des travaux de Wolverton.
Trois types de recherche ont été effectué :
des travaux sur la biofiltration qui s’intéressent à l’activité épuratrice du complexe plante/substrat/micro-organismes
des recherches portant sur le potentiel épurateur des plantes utilisées seules ou intégrées dans des systèmes dynamiques avec le passage d’air forcé, en chambre expérimentale ou dans une moindre mesure en espace réel
des recherches sur les risques des végétaux en tant qu’émetteurs de polluants (COV, terpénoïdes, etc.).
La comparaison des travaux effectués est rendu difficile du fait du manque d’homogénéité dans les approches et les conditions expérimentales déployées dans les différents domaines de recherche. De façon consensuelle, les travaux de laboratoire menés au niveau international confirment les capacités épuratrices intrinsèques des plantes. Quelques rares travaux ont montré qu’à l’échelle de l’habitation, la présence de végétaux peut entraîner une diminution de la concentration de certains COV, mais les résultats montrent le plus souvent un rendement très faible par rapport au niveau de pollution rencontré dans l’environnement intérieur. Seuls les essais réalisés sur des systèmes dynamiques (biofiltration), avec un passage forcé de l’air au sein du substrat de la plante, semblent montrer une efficacité adéquate.
De larges pans de connaissances restent ainsi encore inexplorés. Beaucoup de travaux portent sur des expositions courtes à des concentrations élevées de polluants. Il n’y a pas eu ou presque pas d’études expérimentales sur les plantes mises en présence de mélange de polluants ou bien sur le rôle précis des substrats et des micro-organismes qui semblent être les éléments les plus efficaces en termes d’épuration.
La recherche en France : le programme PHYTAIR
Le programme PHYTAIR a pour objectif de construire un protocole scientifique d’évaluation objective de l’épuration de l’air intérieur par les plantes. Il a pour ambition de déterminer la capacité d’épuration des plantes placées dans des conditions réalistes, tant au niveau de la concentration des polluants de l’air intérieur que sur le plan du volume d’air à dépolluer. Il s’intéresse aussi aux mécanismes biologiques et physiologiques mis en jeu dans les plantes étudiées, ainsi qu’à d’éventuelles applications de biosurveillance végétale de la qualité de l’air dans les environnement intérieur.
Les recherches menées dans le cadre de PHYTAIR portent plus particulièrement sur trois gaz : le formaldéhyde, le benzène et le monoxyde de carbone. Ces substances toxiques sont fréquemment présentes dans les espaces clos.
Les résultats de la première phase du programme PHYTAIR (2004-2005) montrent que les performances d’épuration, évaluées à de fortes concentrations, non représentatives des concentrations habituellement rencontrées dans les espaces clos, varient en fonction des plantes et des polluants. La capacité d’abattement des polluants par les plantes est plus importante pour le monoxyde de carbone que pour le formaldéhyde et le benzène. Certains paramètres physico-chimiques (température, luminosité, humidité, teneur en dioxyde de carbone, etc.) et biologiques (surface foliaire, densité du feuillage, etc.) influent sur les performances observées.
La deuxième phase du programme PHYTAIR (2006-2008) a permis d’élaborer une méthode standardisée pour tester les capacités d’absorption des végétaux et les effets physiologiques des polluants. Le caractère génotoxique sur les plantes des polluants a été mis en évidence. L’étude a montré la faisabilité de ce type d’expérimentation pour évaluer les effets des polluants de l’air intérieur sur les organismes vivants comme cela existe pour l’air extérieur.
La troisème phase du programme PHYTAIR (2009-2011) a pour but d’adapter la méthode de laboratoire (enceintes contrôlées) à des conditions réelles (pièce ou habitat). Le but est de mettre au point une méthode d’évaluation de la capacité des plantes à réduire les concentrations de polluants dans les lieux clos pour le monoxyde de carbone, le benzène et le formaldéhyde. Certaines substances émises par les plantes seront également caractérisées ainsi que la contribution des plantes à une éventuelle contamination bactérienne et fongique de la pièce.
L’état actuel des connaissances sur les plantes d’intérieur dépolluantes
En laboratoire, les plantes possèdent des capacités d’abattement avérées vis-à-vis des polluants gazeux organiques tels que le monoxyde de carbone, les COV et le formaldéhyde. Mais les études ont été faites dans des enceintes expérimentales, avec des concentrations supérieures à celles rencontrées dans l’air intérieur, sur des substances seules et pendant des durées limitées.
L’ensemble substrat/plante (racines)/micro-organismes possède une action plus efficace que la plante (feuillage) seule.
L’utilisation des plantes en pot n’apparaît pas efficace pour éliminer les polluants dans les espaces clos.
Certains arguments favorables à la présence de plantes dans les espaces clos demeurent encore subjectifs. Les effets positifs fréquemment notés dans les bureaux contenant des plantes n’ont encore jamais été mis en corrélation avec des variations de concentrations des polluants.
Les dispositifs dynamiques basés sur le passage forcé de l’air pollué à travers le substrat des plantes (systèmes de biofiltration) semblent les plus prometteurs.
L’utilisation d’étiquettes mentionnant les vertus dépolluantes de certaines plantes d’intérieur vendues dans le commerce est prématurée à ce jour.
(Sources : dossier OQAI-ADEME-Faculté de Pharmacie de Lille sur l’épuration de l’air intérieur par les plantes)
Bioépuration : Tableau
Propriétés, besoin en lumière, en température, efficacité sur les principaux polluants trouvés dans la maison…
La carte d’identité de chacune de ces 30 plantes dépolluantes pour guider dans le choix de plantes vertes utiles pour purifier l’air que nous respirons chaque jour à l’intérieur de nos habitations.
Échelle de bioépuration : x bonne régénération de l’air ; xx très bonne ; xxx excellente
Aglaonéma
Aglaonema commutatum
Acceptant l’ombre (mais redoutant le soleil direct), l’aglaonéma prospère là où beaucoup de plantes d’intérieur peinent à pousser. Feuilles, tiges, racines… tous ses organes sont dépolluants. En fonction de sa taille, l’aglaonéma peut absorber de 5 à 10 µg/h de formaldéhyde. En effet, plus elle s’étoffe, plus elle développe ses propriétés dépolluantes.
Mode de culture : d’origine tropicale, cette plante apprécie une atmosphère chaude et humide.
Lumière modérée : 300 lux lui suffisent.
Température : de 10 à 25 °C.
Aloe vera
Aloe vera
Cette plante est renommée pour les effets cicatrisants, antiseptiques et antifongiques de son latex. Mais celui-ci est issu de grands sujets poussant sous un climat plus clément que le nôtre. À l’intérieur, l’aloe vera lutte contre de nombreux polluants, éliminant 90 % du formaldéhyde.
Mode de culture : lui réserver une situation très ensoleillée et chaude à la maison.
Lumière vive : 2 000 lux.
Température : de 10 à 20 °C.
Anthurium
Anthurium andreanum
Fort décorative grâce à ses fleurs rouges, cette plante est particulièrement dépolluante. Les études de la Nasa la placent en deuxième position dans l’absorption de l’ammoniac.
Mode de culture : de l’eau au pied et dans l’atmosphère, voilà les besoins principaux de l’anthurium. Une bonne raison pour le placer dans la salle de bains et la cuisine, lieux particulièrement pollués par l’ammoniac contenu dans les produits d’entretien
Lumière : vive, mais non directe : 1 200 lux.
Température : de 10 à 24 °C.
Aréca
Chrysalidocarpus lutescens
Ce palmier est un des champions de la dépollution du toluène (10 à 20 µg/h) et du xylène (12 à 18 µg/h). Et la légèreté du feuillage de l’aréca possède un rôle apaisant non négligeable.
Mode de culture : on obtient un sujet de 1,50 à 2,50 m de hauteur en lui offrant des conditions favorables, telle une température de 22 °C tout au long de l’année et des vaporisations d’eau régulières sur le feuillage.
Lumière moyenne : 800 lux.
Température : de 15 à 25 °C.
Azalée
Rhododendron indicum
Seuls les jardiniers les plus chevronnés conserveront cette plante en intérieur d’une année sur l’autre. Pendant les 3 à 6 mois de sa floraison, l’azalée (Rhododendron indicum) dépollue efficacement l’atmosphère en ammoniac et en formaldéhyde. Elle supporte assez bien les lieux enfumés.
Mode de culture : placer l’azalée dans des endroits où elle bénéficie d’une atmosphère humide (dans la cuisine ou dans la salle de bains). Mais faites attention à l’emplacement exact : cette plante ne supporte pas les excès de chaleur !
Lumière vive, mais non directe : 2 000 lux.
Température : de 3 à 18 °C.
Caoutchouc
Ficus elastica
Très efficaces pour absorber le formaldéhyde, les feuilles larges du caoutchouc produisent beaucoup d’oxygène. Elles captent également la poussière et les COV qu’il faudra éliminer par un nettoyage régulier du feuillage.
Mode de culture : le caoutchouc accepte toutes les expositions, en dehors du soleil direct et des courants d’air. Prévoir de l’espace pour cette plante de grand développement en l’installant dans un hall d’entrée, un vaste séjour…
Lumière modérée : 400 lux.
Température : de 15 à 25 °C.
Cierge du Pérou
Cereus peruvianus
Le cierge du Pérou (ou cactus du Pérou) n’élimine pas les COV. En revanche, il est recommandé pour absorber les ondes électromagnétiques émises par les télévisions ou les ordinateurs. Des études suisses et américaines tendent à démontrer que sa présence soulage les maux liés à ce type de radiations.
Mode de culture : cette plante est très facile à cultiver. Veiller simplement à ne pas l’arroser abondamment.
Lumière vive : 1 500 lux.
Température : de 5 à 30 °C.
Champignon Ling Zhi
Ganoderma lucidum
Encore appelé champignon de l’immortalité, le Ling Zhi est considéré comme une véritable pharmacopée dans la médecine chinoise. Stimulant les défenses immunitaires, analgésique, anti-inflammatoire… il lutterait également contre les radiations. Une bonne raison de l’utiliser comme plante d’intérieur originale avec ses jolis chapeaux acajou portés par un court tronc en tilleul.
Mode de culture : parfaite pour les intérieurs sombres. Il faut l’éloigner du soleil et vaporiser le tronc chaque semaine.
Lumière modérée : 300 lux.
Température : de 18 à 25 °C.
Chlorophytum
Chlorophytum comosum
Toute la plante (appelée aussi phalangère) est dépolluante. Et avec efficacité ! Le chlorophytum absorbe ainsi de 3 à 10 µg/h de formaldéhyde et pas moins de 96 % de monoxyde de carbone en 24 heures.
Mode de culture : très facile à cultiver (de l’ombre à la grande luminosité, il supporte les conditions difficiles), le chlorophytum se développe rapidement. Le diviser est un jeu d’enfant.
Lumière moyenne : 600 lux.
Température : de 8 à 30 °C.
Chrysanthème
Chrysanthemum x morifolium
Une potée fleurie de chrysanthème (ou marguerite d’automne) à placer à l’intérieur, pourquoi pas ? Surtout lorsque l’on sait que la plante élimine très vite le formaldéhyde, le benzène et l’ammoniac.
Mode de culture : la plante apprécie les nuits fraîches, de 5 à 10 °C. La placer dehors le soir, en veillant à la protéger du gel (qui détruit les fleurs). En fin de saison, repiquer les chrysanthèmes dans le jardin.
Lumière vive : 2 000 lux.
Température : de 14 à 18 °C.
Crassula
Crassula spp
En Asie, ce petit arbuste (appelé aussi arbre de jade) à la forme bien ronde est considéré comme un porte-bonheur. En effet, le crassula s’avère efficace dans l’absorption des ondes électromagnétiques. Il élimine également l’ammoniac. Cultivé dans un pot facile à déplacer, il s’installe partout dans la maison.
Mode de culture : on peut oublier cette plante peu gourmande en eau, et surtout, laisser le terreau sécher en surface.
Lumière vive : 1 500 lux.
Température : de 5 à 24 °C.
Croton
Codiæum variegatum
Le croton élimine peu les polluants, à l’exception du formaldéhyde (de 2 à 6 µg/h), mais il oxygène efficacement les pièces et forme des écrans visuels et sonores.
Mode de culture : installer le croton dans des pièces où l’humidité et la température sont constantes. Si la plante est sensible aux attaques de cochenilles, prendre soin de vaporiser son feuillage en fin de journée.
Lumière vive : 1 000 lux.
Température : De 16 à 30 °C.
Dieffenbachia
Dieffenbachia picta
Son feuillage imposant rend le dieffenbachia très efficace dans l’élimination du toluène et du xylène. En fonction des variétés, il en absorbe de 4 à 12 µg/h. Il élimine le formaldéhyde par le sol.
Mode de culture : le dieffenbachia exige des arrosages constants toute l’année. Nettoyer régulièrement le feuillage. Attention, les feuilles contiennent un suc qui, en contact avec la bouche, paralyse la langue quelques heures et constituent un vrai danger d’étouffement pour les jeunes enfants !
Lumière moyenne : 800 lux.
Température : de 18 à 25 °C.
Dracaena
Dracæna deremensis
Les feuilles (souvent rayées de blanc pour cette espèce) absorbent le benzène, le xylène et le trichloréthylène. Les études ont démontré l’efficacité particulière de la variété ‘Janeth Craig’ dans l’élimination du formaldéhyde.
Mode de culture : peu exigeante en luminosité, cette plante supporte les pièces assez sombres.
Lumière modérée : de 400 à 500 lux.
Température : de 18 à 24 °C.
Dracaena marginé
Dracæna marginata
Cette espèce se reconnaît à ses longues et fines feuilles bordées de rouge. Si elle ne se classe pas en tête des meilleures plantes dépolluantes, elle se distingue en revanche par la diversité des produits toxiques qu’elle élimine dont le trichloréthylène, le xylène et le toluène.
Mode de culture : facile à cultiver, cette plante n’est exigeante ni en eau, ni en lumière.
Lumière moyenne : 500 lux.
Température : de 18 à 24 °C.
Dragonnier
Dracæna fragrans
Seule la variété ‘Massangeana’, qui se reconnaît aisément par ses larges feuilles vertes marquées en leur centre d’une bande dorée, a fait l’objet d’études. Absorbant le formaldéhyde (ainsi que le xylène et le trichloréthylène), la plante, appelée aussi arbre de la félicité et dracaena fragrant, est recommandée dans les pièces équipées de meubles en bois aggloméré.
Mode de culture : cette plante accepte les atmosphères sèches, une faible lumière et même les oublis d’arrosage !
Lumière moyenne : 500 lux.
Température : de 18 à 24 °C.
Figuier à feuilles de sabre
Ficus allii
Ce ficus, porté sur une tige, possède un peu l’apparence d’un laurier-rose avec ses feuilles longues et étroites. Il élimine le formaldéhyde mais aussi de nombreux autres polluants : toluène, benzène, trichloréthylène…
Mode de culture : ce ficus supporte aussi bien une légère ombre que la lumière vive. Veiller simplement à le protéger des rayons du soleil direct.
Lumière modérée : 400 lux.
Température : de 15 à 25 °C.
Figuier pleureur
Ficus benjamina
L’arbuste d’intérieur classique ! Comme tous les ficus, il est efficace dans l’absorption du formaldéhyde et plus particulièrement celui issu des mousses d’isolation et de la colle des moquettes.
Mode de culture : facile à cultiver, cette plante se glisse dans n’importe quelle pièce lumineuse de la maison, dans le séjour ou le bureau, sous une véranda…
Lumière vive : 1 000 lux.
Température : de 15 à 21 °C.
Fougère de Boston
Nephrolepis exaltata ‘Bostoniensis’
Une vraie star parmi les plantes dépolluantes ! Elle absorbe chaque jour une grande quantité de xylène et de formaldéhyde. Et ce n’est pas tout : la vaporiser régulièrement contribue à élever notablement et agréablement l’humidité des pièces surchauffées.
Mode de culture : cette fougère originaire des zones tropicales humides exige une humidité constante. La placer de préférence dans la salle de bains. À défaut, la doucher chaque mois.
Lumière moyenne : 800 lux.
Température : de 10 à 21 °C.
Gerbera
Gerbera jamesonii
Depuis quelque temps, cette plante vivace (appelée aussi marguerite du Transvaal) est vendue en potée. En fleurs de mai à juillet, elle offre aussi un large spectre de dépollution contre le benzène, le formaldéhyde… La placer dans les pièces fréquentées par les fumeurs.
Mode de culture : pour conserver la plante d’une année sur l’autre, il est nécessaire de l’hiverner dans une pièce claire et peu chauffée. Ne pas hésiter à la cultiver comme une annuelle.
Lumière vive : 2 000 lux.
Température : de 11 à 22 °C.
Lierre
Hedera spp
Le lierre est aussi décoratif qu’efficace en matière de dépollution. Il absorbe différents COV et s’avère le champion pour éliminer le benzène ; il absorbe ainsi 80 à 90 % de ce polluant en 24 heures. Il est d’autant plus dépolluant que sa capacité à envahir le moindre treillage lui confère une importante surface foliaire.
Mode de culture : attention aux excès d’eau qui ont tendance à faire jaunir son feuillage !
Lumière moyenne : 800 lux.
Température : de 8 à 15 °C.
Palmier bambou
Chamædorea seifrizii
Nul besoin d’attendre que les cannes de ce palmier atteignent 2 m de hauteur pour profiter de sa capacité à absorber de nombreux polluants. Il est particulièrement efficace pour éliminer le trichloréthylène. Une qualité qui recommande de le placer à proximité du dressing : les habits revenant de la teinturerie, les antimites et les détachants diffusent ce polluant.
Mode de culture : sortir ce palmier durant la belle saison.
Lumière moyenne : 600 lux.
Température : de 18 à 24 °C.
Palmier nain
Chamædorea elegans
Cultivé dans nos intérieurs, ce petit palmier (appelé aussi petit palmier des montagnes) dépasse rarement 1 m de hauteur. Pour profiter au mieux de ces facultés dépolluantes (il absorbe le formaldéhyde, le xylène et l’ammoniac) planter plusieurs pieds dans une même potée.
Mode de culture : poussant dans les sous-bois, il supporte d’être placé dans une pièce sombre.
Lumière moyenne : 600 lux.
Température : de 18 à 24 °C.
Palmier du Laos
Phœnix rœbelenii
Bien que de croissance très lente, ce palmier (appelé aussi palmier d’appartement et faux dattier) élimine, même tout jeune, le formaldéhyde (de 25 à 30 µg/h) et le xylène (15 µg/h).
Mode de culture : ce palmier accepte la mi-ombre ou les pièces lumineuse ; il ne craint pas le soleil direct. Lui assurer un arrosage régulier et, en hiver, le placer dans une pièce fraîche, de 12 à 15 °C.
Lumière moyenne : 800 lux.
Température : de 12 à 26 °C.
Philodendron
Philodendron spp
Son feuillage volumineux participe activement à l’oxygénation de l’atmosphère et à la phytoépuration. Des études indiquent que la variété ‘Red Emerald’ du philodendron rouge (P. erubescens) élimine rapidement le formaldéhyde et le trichloréthylène.
Mode de culture : le philodendron supporte les pièces sombres ainsi qu’une plus forte luminosité, si on le place toutefois à l’abri du soleil direct.
Lumière modérée : 300 lux.
Température : de 8 à 25 °C.
Pothos
Scindapsus aureus
Le pothos (appelé aussi arum grimpant et lierre du diable) est un cousin du philodendron aux feuilles panachées de jaune, qui, cultivé en suspension ou tuteuré sur un tronc en mousse, s’adapte à tous les coins de la maison. Son action d’épuration serait augmentée par la légèreté du substrat dans lequel il pousse. C’est la plante la plus efficace pour oxygéner une pièce.
Mode de culture : ne pas l’exposer au soleil direct. Attention : sa sève peut être irritante pour la peau !
Lumière moyenne : 600 lux.
Température : de 10 à 25 °C.
Rhapis
Rhapis excelsa
Ce petit palmier chinois est le champion de la dépollution de l’ammoniac. En première position de la classification de la Nasa, il en élimine 20 µg/h ! L’installer dans une pièce aux surfaces carrelées, de nombreux produits d’entretien dégagent de l’ammoniac.
Mode de culture : le protéger du soleil direct et vaporiser régulièrement son feuillage.
Lumière modérée : 400 lux.
Température : de 7 à 25 °C.
Scheffléra
Schefflera actinophylla
Cette plante (appelée aussi arbre pieuvre ou arbre ombrelle) se distingue par son action contre le formaldéhyde (10 µg/h) et, dans une moindre mesure, contre le xylène et le benzène. Attention toutefois : elle doit être en bonne santé ! Dans la maison, lui réserver un emplacement où elle pourra jouir de beaucoup d’espace.
Mode de culture : la placer en pleine lumière, mais la protéger cependant du soleil direct.
Lumière moyenne : 500 lux.
Température : de 12 à 25 °C.
Spathiphyllum
Spathiphyllum spp
Cette plante (appelée aussi fleur de lune et lis de la paix) est l’une des meilleures dépolluantes ! Les feuilles des sujets imposants absorbent 15 µg/h de formaldéhyde ainsi que du xylène, du toluène, de l’ammoniac, du benzène, du trichloréthylène, des alcools et de l’acétone.
Mode de culture : facile à cultiver, cette plante (également fort décorative) trouve sa place n’importe où dans la maison.
Lumière modérée : 300 lux.
Température : de 18 à 25 °C.
Syngonium
Syngonium podophyllum
Comparé à d’autres vedettes de la dépollution présentées ici, le syngonium (appelée aussi patte-d’oie) apparaît bien modeste. Pourtant, il lutte contre les émanations de xylène. Il s’épanouit dans tous les ateliers d’art plastique ou près de la table où les enfants utilisent feutres et marqueurs.
Mode de culture : éviter à la plante les forts écarts de températures. L’éloigner des fenêtres et l’abriter des courants d’air.
Lumière moyenne : 600 lux.
Température : de 12 à 25 °C.







